Après 9 mois de lutte et de négociation, Marianne peut se réjouir des acquis déjà nombreux :

  • Curage du réseau d’égouts en aval de l’usine Audi.
  • Curage massif d’une dizaine de tronçons (Van Volxem, Curé, Bruxelles, Carburants, Texas, Huileries, Precker, Van Haelen, Pont de Luttre, Saint Denis) et prévision d’un curage annuel, voire semestriel, des zones les plus délicates. Un fonctionnaire communal suivra les ouvrages de près.
  • Simulation informatique par Vivaqua des écoulements des eaux (Parc de Forest, Mérode, Baeck, Kersbeek, Wielemans, Saint Denis) pour étudier les causes des inondations.
  • Vivaqua envoie désormais sur demande, et gratuitement, un technicien spécialisé chez les victimes d’inondations afin de vérifier la qualité des évacuations et raccordements privés.
  • La commune impose lors des demandes de permis d’urbanisme ou d’environnement le placement de toitures vertes, de citernes à eau et/ou la perméabilisation des sols.
  • Notre échevine ECOLO a aussi obtenu :
  • L’engagement par l’usine Audi de construire une nouvelle chambre de visite.
  • Le curage du collecteur principal sous l’usine.
  • L’intégration de la problématique de l’eau au contrat de quartier Saint Antoine.
  • La Région, quant à elle, s’est engagée à :
  • Réaliser un bassin d’orage rue de la Soierie, qui sera opérationnel dans 3 ans.
  • Prévoir un raccordement entre le réseau de la place Saint Denis et le bassin d’orage.


Marianne Courtois, Echevin : travaux publics, bâtiments communaux, mobilité, environnement, espaces verts, énergie, dévoloppement durable, co-responsable de la cellule stratégique "revitalisation des quartiers".

 

Deux questions à Marianne Courtois

Vous prévoyez que les travaux de curage seront suivis par un fonctionnaire communal dédicacé à cet effet ? Pourquoi est-ce utile ?

La gestion de l’eau n’est pas une compétence communale : le réseau des égouts, l’assainissement et la distribution lui échappe presque totalement… Par contre, c’est la Commune qui doit assumer les conséquences des inondations (nettoyage des caves, inventaire des dégâts, mesures d’urgence pour reloger des riverains sinistrés, débouchage des avaloirs, etc.). Il est donc normal que nous soyons vigilants.
Nous pouvons aussi apporter une expertise fine de terrain. C’est nous par exemple qui avons informé Vivaqua des problèmes d’inondation du quartier Kersbeek, — qu’elle ignorait.
En outre, les priorités forestoises ne sont pas toujours celles de la Région (qui doit aussi gérer des inondations à Woluwé, Flagey ou Watermael). Nous nous assurons régulièrement que Forest ne soit pas oubliée.
Enfin, la Commune peut jouer un rôle de coordination locale entre différents acteurs qui ne se parlent pas spécialement. Un exemple ? La STIB coule de l’asphalte sur ses sites propres pour y faire rouler les bus. C’est logique dans une optique de mobilité, mais absurde en matière d’imper-méabilisation des sols. La Commune, qui a une vision transversale de tous les problèmes urbains, intervient pour sonner l’alarme et demander en parallèle un élargissement des collecteurs d’eau

Vous avez déclaré au journal Le Soir (4/2/2008) que, dans cette entreprise de gestion des inondations, vous aviez été « poussée dans le dos » par le comité de quartier Stop Inondations St Denis. Est-ce important pour un politique de nourrir sa réflexion à partir des témoignages de citoyens ?

Les riverains jouent un double rôle fondamental : 1) ils nous apportent une information précise sur la nature et l’étendue des inondations. Nous pouvons observer ce qui se passe dans la rue, mais pour les caves des gens, c’est plus difficile… 2) Les mobilisations de riverains améliorent le rapport de force et nous aident à convaincre les uns et les autres de l’urgence des mesures à prendre.
Notons que la Commune est, elle-même, une riveraine puisque la maison communale est systématiquement sous eaux lors des orages violents !

Propos recueillis par Sophie Maquoi.