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Le vendredi 8 et le samedi 9 juin 2012, s’est tenue à Forest la 3ème édition des “Journées de la Solidarité internationale”, axée sur les objectifs du millénaire. L’idée directrice ? Faire du lien ici pour tisser des liens là-bas.

Pour la troisième année, “Les journées de la Solidarité internationale” ont été organisées sous mon impulsion et par le service de la citoyenneté (il couvre la “Coopération au développement”).

La nouveauté de cette édition ? La mise en collaboration d’un panel d’associations regroupées par le Conseil consultatif communal de la Solidarité internationale, une nouvelle structure que j’ai voulu offrir au tissu associatif œuvrant pour nos partenaires du Sud. En septembre 2011, les statuts de cette structure sont passés au conseil communal, sauf la désignation des associations membres, qui  se fera prochainement. Dans le futur, le Conseil consultatif donnera son avis quant au budget et aux actions communales concernant la solidarité. Il prendra en charge l’opération des “Journées de la Solidarité internationale”, avec l’appui de la commune.

Ma politique en matière associative est de susciter du bottom up : permettre aux associations de terrain de prendre des initiatives concertées et coordonnées au niveau communal.

Concrètement, une douzaine d’associations ont présenté leurs projets dans une ambiance joyeuse, via des stands à la maison communale. Les problématiques de l’accès à l’eau et du droit à l’enseignement ont été largement mises en avant. Au Brass, ce sont les partages culturels qui ont été fêtés, avec des artistes présentant leurs traditions culturelles.

Une petite opération ? Oui en taille… mais non quant à ses répercussions ! Son effet est déjà immédiat : le tissu associatif se consolide à Forest. C’est le passage obligé avant de pouvoir faire tâche d’huile dans le grand public pour la sensibilisation au développement.

Ma méthode est simple et efficace : faire un effet de levier, par l’intelligence et l’efficacité des réseaux. Le budget “solidarité” doit aider les associations à mettre en valeur leurs actions, — et peut ainsi décupler leurs moyens. Il ne s’agit donc pas de financer directement l’aide internationale, mais d’aider nos associations à développer leurs propres actions, que ce soit “ici” en sensibilisation ou “là-bas” en partenariat.

Désormais, la solidarité internationale est bien présente à Forest : nos associations sont actives dans les écoles, les quartiers et les communautés culturelles. Elles ont pris conscience qu’en travaillant en réseau elles se renforcent mutuellement dans leurs projets respectifs. Bref, à Forest, les acteurs de la solidarité sont solidaires entre eux !

De même, pourquoi ai-je redéfini ma compétence “Coopération au développement” en termes de “Solidarité internationale” ? Parce que notre action avec nos partenaires du Sud doit se comprendre comme un partenariat, et non comme une simple aide unilatérale. Ensemble, nous cherchons la mise en réseau de nos compétences et de nos besoins. Il s’agit d’établir une relation durable avec nos partenaires du Sud.

JOSE ANGELI

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