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Depuis le 30 octobre, des tubes de mesures des concentrations de dioxyde d’azote (NO2)
sont installés à l’école du Vignoble. L’objectif est de récolter un maximum de données, mais
aussi de sensibiliser les enfants, les équipes pédagogiques et les parents à la pollution de
l’air dans les cours de récréation.

Le dioxyde d’azote est une substance nocive pour la santé (effet sur les voies respiratoires) et
l’environnement (contribution à la formation d’ozone et de particules secondaires, et à
l’acidification). Sa concentration dans l’atmosphère est notamment dues aux émissions
d’oxydes d’azote causées par les processus de combustion liés au transport routier et au
chauffage des bâtiments.

À Bruxelles, en moyenne annuelle, environ 45% de la concentration en NO2 mesurée sont liés
à une contribution externe à la Région bruxelloise (pollution de fond et contribution
transrégionale), 11% correspondent à une pollution urbaine de fond et 44% sont liés au trafic.
Ce sont généralement les quartiers denses et exposés au trafic automobile qui sont les plus
touchés

« Chaque année, plus de 600 Bruxellois.e.s décèdent en Belgique des conséquences de la
pollution de l’air, rappelle Maud de Ridder, échevine de l’enseignement (ECOLO). Bien respirer
dans nos quartiers n’est pas un luxe, c’est un déterminant de santé très important, nous
devons être correctement informés afin d’ensuite agir en conséquence. »
C’est pour cette raison que la commune de Forest a décidé de s’associer à l’ASBL Chercheurs
d’air et à Bruxelles Environnement pour lancer l’opération « petits poumons ». La première
étape est l’installation de tubes de mesures à l’école du Vignoble.

« Ces capteurs ont été installés pour mesurer les taux de pollution afin de contribuer aux
analyses de Bruxelles Environnement qui en fera des statistiques et une analyse plus globale,
explique Alain Mugabo, échevin de la Ville Verte (ECOLO). Avoir une idée précise du taux de
concentration de NO2 dans l’air et disposer d’analyses précises sur la situation dans les
quartiers et autour des écoles permet d’adapter et d’affiner les politiques d’amélioration de la
qualité de l’air à adopter. »

« On le sait, ce sont les enfants et les personnes âgées qui sont les plus vulnérables et les plus
touchées par la pollution de l’air, ajoute Maud de Ridder, multiplier les instruments de mesure
et en installer dans les écoles a tout son sens, pour mieux informer et mieux sensibiliser. Ces
dernières semaines, une classe de 6 e année primaire de l’école du Vignoble a pu réaliser des
expériences visant à l’apprentissage de la méthode scientifique au travers de l’observation de

boîtes de Petri. Il s’agit là d’impliquer les enfants dans le processus et la compréhension de la
démarche de mesure de la qualité de l’air à Forest. A la fin de chaque mois, les tubes seront
prélevés et les résultats seront publiés sur le site babelair.be dans 11 mois. »

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